< Une certaine envie d'écrire, de tout dire, de tout ressentir... une envie de rien et de beaucoup de chose... une envie comme des milliers dans une vie... une pensée vagabonde dans mon esprit puis se perd tout comme l'écume de la mer... ? une question... sans réponse... un doute s'installe et préoccupe l'esprit qui largue les amarres... on se déconnecte du monde, on ne fait que penser, notre esprit agit mais notre corps reste inerte... fermer les yeux pour mieux se concentrer, pour mieux ressentir, le poids des mots, le poids si lourd de la vie... respirer, sentir son ventre se gonfler d'air, ne penser à rien... juste le vent sur la peau qui nous fait frissonner... juste le battement d'un coeur vide et déchiré... puis soudain, on ouvre les yeux et le ciel nous apparait clair, bleu, étoilé ou bien noir, gris, sans quartier de lune... les aléas de la vie nous changent si facilement, nous dépendons de tout, on ne s'appartient pas totalement... nous vivons avec le temps, on le suit mais plus on le suit et on espère le rattraper, plus il nous échappe... quelle est donc la signification? je cherche je cherche... profiter nous dit-on, mais comment on fait... pour profiter... on nous vole nos secondes, nos minutes, nos heures, notre vie tout entière... mais qui est ce "on"? Il pleut... le ciel est triste et je me sens moins seule de savoir que le ciel pleure aussi... mais je ne suis pas triste... je me sens... bizarre... impossible de décrire l'état dans lequel je me trouve... je ne sais pas moi même... que suis-je donc? que sommes-nous alors? j'ai les lèvres sèches à force de penser... pourquoi ressent-on le besoin de passer sa langue sur ses lèvres pour les déssécher? ça n'a rien à voir, mais pourquoi il pleut? c'est quoi la pluie, c'est de l'eau et ça mouille... tellement de pourquoi, arrêtons là... avec toutes ces questions sans réponse... "Sur mes lèvres ainsi reste allongé un parfum d'envie toujours adossé au contour de mes pensées." Dans ma tête, tout se chamboule, ça cavale, ça se chamaille, ça bouge, ça remue, ça tourne, ça marche, ça court, on s'entend plus, c'est un brouhaha incessant, dans ma tête, il y a des milliers de choses qui ne sont pas rangées, juste égarées, perdues... dans ma tête, il y a une place toujours occupée par le fond de ma pensée présente qui efface toutes ces autres choses... mais quand je fais le vide, rien ne disparait, tout apparait, et des choses nouvelles auquelles je n'avais pas pensé surgissent... faire le vide c'est se déconnecter corporellement et intellectuellement mais c'est impossible car corps et âme sont indissociable... ça cogite toujours là-haut... là-haut, tout là-haut... il y a du bruit, des cris, des pleurs et beaucoup de bonheur... des pertes, des déceptions, des espoirs inassouvis et d'autres finis, des états d'âmes bizaroïdes, des éclats de rires... des larmes de bonheur, de joie, d'amour mais beaucoup trop de larmes de tristresse... Là-haut, ça va ou ça va pas... comment sait-on si ça va ou pas? on pense au moment présent, à ce que l'on ressent mais ce n'est pas la réalité que l'on voit, c'est l'illusion, l'image que l'on veut se donner. Il faudra analyser, passer un instant à faire le tri, à classer mais cela prendrait trop de temps... il y a trop de choses, des choses à oublier, à se remémorer, parlons en des souvenirs... nostalgie, j'en connais un rayon... on traîne notre mémoire comme un gros boulet, on ne s'en débarrassera pas si facilement, c'est un poids... sans ce boulet, on est rien, de simple animaux soumet au joug de l'instinct... mais dans quelle direction vais-je donc? de quoi je parle? non je ne parle pas, je pense... c'est différent. je dois penser beaucoup trop mais je veux des réponses... et même le roi disait "je voudrais" pourquoi tant d'obéissance sur cette terre, pour une simple vie qui ne demande qu'à suivre le chemin transcrit. Il s'est arrêté de pleuvoir, c'était une ondée nuageuse passagère de la Terre pour ne pas oublier qu'elle existe... comme nous. Rien ne tourne rond, rien n'est rond, même pas la terre. Pourquoi tant d'injustice dans le coeur des enfants... a quoi penses-tu maintenant? c'est le flou le plus total... le vide, le néant, j'emmerge de ces quelques minutes de paresse